DE L'INVISIBLE AU VISIBLE
Thomas Pizer

Dès le 7 novembre 2019

exposition

DE L’INVISIBLE AU VISIBLE

La forêt primaire comme vous ne l’avez jamais vue, celle d’une Amazonie où les esprits des forêts millénaires, révélées à Thomas Pizer lors de ses immersions absolues, envahissent la moindre particule de vie végétale ou animale. Ces mondes invisibles à l’oeil du profane vous sont restitués grâce à un travail photographique inspiré par la volonté de témoigner que l’enchantement a toujours existé et que la nature en est le sanctuaire.

Les peuples indigènes d’Amazonie, entre autres les Surui, inconnus de l’homme blanc il y a cinquante ans, ou les Ashanika, grands gardiens de savoirs millénaires, ont enseigné à leur frère blanc, Thomas Pizer, à percevoir cet invisible, énergie vibrante, impalpable et essentielle. D’autres êtres, d’autres civilisations voient avec d’autres « yeux » permettant un rapport au vivant bien différent du nôtre.

Visites sur rendez-vous uniquement.

Introduction par
Prof. Dr. Beate Reifenscheid
Curatrice et Directrice du

Ludwig Museum, Koblenz
Présidente d’ICOM Allemagne

Métamorphismes photographiques

Pouvoir se familiariser avec la forêt tropicale au plus profond de l’Amazonie est très spécial. La particularité réside dans le respect et la prudence avec lesquels Thomas Pizer se déplace photographiquement dans ces territoires. Cela devient visible dans ces oeuvres photographiques où l’homme et la nature se rencontrent de telle sorte qu’ils vivent une coexistence symbiotique. Les peuples indigènes se fondent complètement avec la nature et ne font plus qu’un avec la faune et la flore étincelante et colorée qui les entourent. En manipulant les couleurs des photos originales, il crée une atmosphère complètement nouvelle de cette merveilleuse création naturelle. Les métamorphoses des couleurs sont capables d’augmenter la beauté et la fascination et au-delà, on peut observer qu’elles contribuent aussi à l’épanouissement et à la perception de ce monde isolé et menacé. Ainsi oscillent, l’admiration et la proximité, avec la distance et l’irritation, que Thomas Pizer intègre habilement les uns aux autres dans ses expériences photographiques. Sa principale préoccupation est de préserver cette forêt indispensable à l’humanité afin que les peuples autochtones puissent la protéger. Les indigènes ont permis à Thomas Pizer de ressentir cette douce proximité avec eux et leur environnement, de vivre en immersion chez eux et avec eux, afin que son art puisse finalement contribuer à mieux connaître ce dernier refuge et que nous puissions nous en imprégner. Cette attitude est assez rare chez les photographes qui se consacrent à l’observation de la nature. Mais Thomas Pizer ne visite pas seulement l’Amazonie, il peut aussi témoigner subtilement et authentiquement de différents lieux. Même s’il laisse le spectateur participer, il le maintient à distance par la superposition des couleurs. Au délà de l’artificialité de notre perception de plus en plus aliénée de la vie , l’oeuvre de Thomas Pizer nous évoquera et nous montrera à quel point la beauté et l’intégrité de la nature nous ont été retirées. Cela lui réussit dans dans une symbiose unique de la nature et de l’art.

TOMORROW
TOMORROW
Ashaninka Child
MARISHORI
MARISHORI
Ashaninka woman
PUWE
PUWE
Puyanawa leader